Moi et la cigarette

Publié le par Kiv_09

 

Je ne peux pas dire si je suis pour ou contre la cigarette. D’une réponse ou d’une autre je passerai pour un hypocrite. Je ne peux pas dire que je suis pour, le principe de se donner une mauvaise santé, une mauvaise haleine, un teint jaune et j’en passe, volontairement me parait un peu idiot. Mais je ne peux pas dire que je suis contre non plus. Étant moi-même un ancien fumeur (désolé pour ceux qui vienne de l’apprendre) et fumeur occasionnel (en de rare occasion ces temps-ci) ça serait prendre les individus qui m’écoute dire que c’est jamais pour moi, pour des imbéciles. Je suis entre deux, ambigu, indécis ou seulement indifférent face à cette situation.


Mais pourquoi je fume ? Même en de rare moment, ce n’est pas plus honorable que de fumer un paquet par jour. J’assume, oui je fume des fois. Je n’achète pas de paquet de cigarette, j’en « quête » une, une fois de temps en temps à un ou une fumeuse. Mais pourquoi donc ? Pour la même raison que la plupart des fumeurs. Un mauvais moment, du mauvais stress, une déprime ou juste en socialisant (quoi que ce dernier point c’est arrivé qu’une fois). La cigarette (ou la nicotine) crée une dépendance. Pourquoi un individu consomme ? Pour ma part, dans le temps que je fumais, j’avais un manque dans ma vie et je devais le combler. Je ne me sentais pas bien ni dans ma peau ni dans ma tête. Je voulais atteindre un but qui me semblait de plus en plus loin. Le fait de fumer une cigarette ici et là me faisait un peu oublier mon problème.


Quelle sorte je fumais ? Peter Jackson King Size rouge, en paquet de 25. C’était abordable et le moins désagréable au goût. Si on tient compte du fait qu’une cigarette n’est jamais agréable. De plus, c’est les cigarettes que je voyais mon entourage fumer le plus. Mon père à l’époque (avant son mariage, ce qui revient au manque qu’on doit combler), ma sœur à une certaine époque (je dois vérifier si elle fume toujours cette marque) mes amis fumeurs et les clients du club vidéo qui en achetait pendant mon quart de travail (oui mon club vidéo vendait des cigarettes et tout ce qui n’a pas rapport aux films). Alors tant qu’à fumer, fumons de quoi de populaire et qui semble plaire. Je fumais où ? Au travail (à l’extérieur tout de même), dans mon appartement (je me souviens d’avoir vue la série La Galère en fumant mon paquet), dans la rue. Pas mal juste où c’est encore permis finalement. Qui était au courant ? Quelques amis, c’est tout. Pas ma famille, je fumais en cachette et ce n’est pas tout mes amis qui le savaient non plus.


Devons-nous compter les cigares dans le lot ? C’est plus une activité pour socialisé que vraiment par dépendance. De plus ça a un certain prestige de se faire un bon cigare aussi. Des cigarios à saveur, heu, ça je ne suis pas sûr que ce soit le même prestige. Je crois que c’est plus comme des « smokes » mais avec de la saveur … Nous pourrions partir un débat sur le sujet. Revenons avec le sujet principal de cet article :


Il faut dire que ma situation de vie faisait en sorte que je ne sois pas très bien. J’avais beau travailler dans un club vidéo, ce n’était pas super reposant. Travailler de nuit, dans le quartier gai du centre-ville de Montréal … faut être fort pour ‘’toffer’’. J’ai déjà eu deux overdoses, un nudiste et beaucoup de vol de produit. Les restants de bar à 3 heures du matin, ceux qui finisse d’y travailler à 4 heures du matin et à partir de 6 heures, ceux qui commence à travailler… On est loin du sous-titrage de film, n’est-ce pas ? Ça peut être stressant. Quand on n’a rien à faire, ça occupe. Aussi con que ça parait, on a l’impression de faire quelque chose. Je sais aussi que plusieurs personnes fume pour le style de fumer. Faut l’avouer ça peut donner un genre, un charme. Un gars a toujours l’air plus ‘’bum’’ avec un bâton blanc dans la bouche. Et je dois l’avouer, je trouve que quelques filles peuvent bien paraître en fumant. La position adoptée, la façon de le faire, la manière qu’elles apportent la cigarette à la bouche, la façon d’expulser la fumée en mettant leur lèvre en forme de petit cœur … Oui, vous voyez de quoi je parle. En revenge, je connais un gars qui en a horreur et juste le fait de dire le mot cigarette le turn off et il commence sur le sujet comme s’il s’agissait d’un fléau humanitaire aussi grave que le sida … heu une minute, c’est pas mal ça finalement. Mais bon, la cigarette est toujours en vente libre et malgré le fait que les mineurs n’ont pas le droit d’en acheté, ils peuvent quand même fumer devant les représentants de la loi. Je ne comprends pas, mais bon, je ne fais pas les lois.


Je me souviens de ma mère qui ne pouvait pas comprendre le fait que des parents permettaient que leur enfants, étudiant au secondaire à l’époque, fument comme bon leur semble. Pire encore, c’est ces mêmes parents qui leur en achetaient. Faut croire que ce n’est pas tout le monde qui a les mêmes valeurs de vie.


Je suis prêt à respecter les fumeurs et les laisser fumer chez nous, tant qu’il y a que moi. En retour je m’attends au même genre de respect si je leur demande de fumer en dehors ou de se retenir si j’amène mon jeune enfant en visite chez eux, pour leur santé, la mienne et la leur. De toute façon, je ne connais pas de fumeur dans mes amis ni ma famille, sauf mon frère et ma sœur. Mais d’ici que j’aille un premier enfant, plein de chose peuvent changer.


Allez en griller une à ma santé, merci.

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